Edito
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.....Edito mars 2010

L'union fait notre force, notre salut

Lors de la dernière Assemblée Générale de la FFPULM (voir le compte-rendu + vidéos), nous avons appris de la bouche de son président Dominique Méreuze que l'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) tramait des -sales- coups en douce, de nature et dans le but d'assimiler le mouvement ULM français aux rouages de lwa réglementation aéronautique générale, faisant ainsi fi de l'Annexe 2 qui nous est chère et bénéfique, et qui semble emmerder tellement certains technocrates.

L'Annexe 2, c'est une exception ; c'est notre chance. Sans elle, nous ne volerions pas en ULM de la même manière. Sans elle, de nombreux ulmistes auraient arrêté de voler. Sans elle, nos heures de vol nous sembleraient beaucoup moins agréables.

Mais cela va plus loin. Sans l'Annexe 2, et en ces temps tourmentés ou certitude et pérennité n'ont plus cours, nombre d'écoles n'investiraient plus dans des ULM neufs. Au risque que représente un parc vieillissant s'ajouteraient les pertes d'emploi liées au moindre volume de ventes.

Sans l'Annexe 2, combien de particuliers investiraient-ils dans de luxueux ULM, sachant que leur engin peut, du jour au lendemain, se transformer en niche à chien ?

Sans l'Annexe 2, combien d'instructeurs investiraient dans des salles de cours, du matériel de formation ou des hangars ?

Et bien cette Annexe 2, on a bien failli la perdre. C'est D. Méreuze qui a sauvé le coup. Est-il un saint-homme ? Je ne crois pas. A-t-il menacé un quelconque fonctionnaire de Cologne ? Pas le genre... Possède-t-il des pouvoirs magiques ? On n'en sait rien. Méreuze mène et gagne ses combats grâce à nous, les adhérents. Comme je dis souvent, un patron sans employé n'est qu'une baudruche inutile. C'est pareil pour ''notre'' président. Il est puissant parce que nous sommes nombreux et le soutenons.

Sans compter qu'avec le CNFAS qui unit les fédérations, le poids de chacune rejaillit sur toutes les autres, ce qui forme une force de 150 000 voix. Voilà de l'union... voilà de la force. Et surtout voilà des pilotes qui, parce qu'ils sont forts, sont entendus. Dès lors, les agences à la noix qui n'obéissent théoriquement qu'aux impérieuses nécessités du business, quand ce n'est aux caprices des politiques, sont bien obligées de composer avec nous autres.

Sans nos fédérations, cela ferait bien longtemps que le ciel serait annexé par les compagnies aériennes, l'armée et la sécurité civile, ne nous laissant que quelques ''airdromes'' cubiques pas plus gros qu'une CTR de province.

Pour cette raison nous devons rester soudés, fédérés. J'entends ça et là des ulmistes se plaindre du prix de la cotisation, retardant son paiement à plus tard... ou ne cotisant pas. Soixante euros : deux heures de vol en paramoteur ; une heure en multiaxe ! Perdre le crédit de deux heures vaut-il mieux que perdre le droit de voler ?

Qu'on aime ou pas les gens de la fédé. Qu'on soit ou non d'accord avec l'ensemble des actions menées. Qu'on soit individualiste ou partageur... Je pense qu'on n'a pas le ''droit'' de manquer l'incroyable opportunité que nous apporte cette fédération puissante et écoutée.

Je ne suis pas l'écho de la Fédé'. Je ne suis pas payé pour faire du prosélytisme, ni pour marcher le doigt sur la couture. Je me rends seulement à une évidence, parce que si je vole, c'est parce que d'autres, avant moi et encore aujourd'hui font leur possible pour que nous conservions ce droit.

Restons solidaires et fédérés, c'est la meilleure chose que nous pouvons faire. Au pire, on aura fait notre possible...

Bons vols et prudence,
Miguel Horville.

AG FFPLUM : lire le compte-rendu complet avec les vidéos


Anciens éditos


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