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Courrier des lecteurs

2021 à 2018

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Responsabilité ?

Bonjour ULMaG,
Miguel, j'apprécie en général vos éditos et vos prises de position. Mais pas le dernier (avril 2020). Tout le monde redouble d'efforts pour se battre contre un virus exterminateur, pendant que vous prenez le parti de voler en rêve ou en réalité (je n'ai pas bien compris votre message). On peut être passionné d'aviation et pendant le temps de la pandémie s'intéresser à autre chose. Il y a tant à faire pour aider les soignants par exemple. La France, et le reste du monde sont à l'arrêt. Je pense qu'il serait convenable de laisser le loisir un moment à la porte de nos pensées. Nous auront davantage de plaisir à le retrouver après la crise. Qu'en pensez-vous ? Aéronautiquement.
P. Malherbe - 20/04/20

Bonjour,
Je ne partage pas du tout votre vision. La pandémie est terrible, c'est incontestable. Elle tue des personnes. Mais à ce jour, le bilan de mortalité en France reste identique aux autres années à quelques variations en plus ou en moins selon les régions (je n'ai pas connaissance des autres pays).
La France a fait le choix du confinement, soutenue par une majorité de français. Je n'ai pas d'avis sur la question du bien-fondé de ce choix. Je fais ce qu'il est sage de faire : sorties réduites au minimum pour faire les courses ; masque et gants en public... J'ai la chance d'habiter dans un lieu privilégié avec beaucoup l'espace ; on oublie théâtres et restaurants et on profite de vastes prairies. Et oui, cela me pèse qu'on me prive de la liberté de voler. Je sais qu'en cas de crash je mobiliserai des secours utiles ailleurs. Comme les ausweis sont revenus à la mode, j'accepte de signer un renoncement aux secours durant la période critique. Si je me plante, je me démerde ou je crève. On parle aussi de la jalousie générée par certains qui s'amusent pendant que d'autres souffrent... On ne peut pas empêcher la connerie. Quand les Pilatus PC21 tournent des boucles sur mon toit pendant presque une heure en plein confinement, je ne suis pas jaloux ; je les regarde et je rêve. Ils me font du bien. Et de retour à la base, des travailleurs réparent les avions, contribuant à maintenir un minimum d'activité. Mais s'il faut emprisonner tout le monde par peur du morpionus, alors d'accord. Laissons tout tomber. Laissons surtout tomber l'économie de notre pays, au profit de notre sécurité. Plus que jamais la citation attribuée à Benjamen Franklin est d'actualité : un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux.
Aider les soignants... Je veux bien vous entendre. Etant scribouillard, je ne vois pas bien ce que j'irai faire dans un hosto, à part choper une merde nosocomiale et me retrouver à la charge de l'institution.
Je sais que ma vision n'est pas politiquement correcte, mais je considère que si chacun se prenait davantage en mains, notre société serait moins fragile et moins prompte à demander de l'aide et de la sécurité. Je me fous que certains aient choisi de s'entasser dans des cages à poules. Si ce n'est pas le virus qui les décime en grappe, la pollution sonore, la promiscuité, la violence ou les clochers les tueront presque aussi sûrement. Avec d'autres bouseux, j'ai choisi de m'enterrer loin de cette agitation. J'ai opté pour le calme et une vie libre dans une région que le virus n'a pas encore découverte. Mais au motif de l'égalité (et surtout du plus bas dénominateur commun), on me contraint à cesser de vivre. Cela ne me plaît pas et cela ne plaît pas du tout à l'économie.
Vous semblez penser que demain sera comme hier ; c'est votre idée. Je crains que non et je crains surtout qu'une récession globale ne fasse passer le loisir au second plan pour beaucoup de gens et que ce concept n'existe plus pour quelques uns. Donc commencer dès aujourd'hui à oublier ma passion de voler, c'est en quelque sorte accepter la prison à perpétuité. Un peu dur quand on est innocent, non ?
Donc rendez-vous en l'air le 11 mai, comme l'a décidé notre président. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Rêve ou réalité

Bonjour,
Rassurez-moi : votre édito d'avril 2020 est bien un rêve ? L'enchaînement des événements semble le montrer. J'ose espérer que vous n'avez pas volé sous confinement pour subir l'arraisonnement et la verbalisation ! Ce serait dommage pour vous et pour la communauté qui peut se passer de ce genre de publicité. Si c'est votre rêve, belle histoire et belle écriture. Bien à vous.
Robert B. - 20/04/20

Bonjour Robert.
Soyez rassuré : tout ce que vous avez lu s'est réellement déroulé... dans un rêve. Tout est vrai, je ne mens jamais. Malheureusement... Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Un trip réussi

Bonjour Miguel,
Bravo pour ton édito d'avril 2020. J'ai suivi ton ''trip'' comme si je le vivais moi-même. Réjouissant ! Et je tiens à te remercier pour les références que tu apportes dans tes textes. Tu m'as plongé dans l'univers d'Orson Welles et des années 20. Un pur bonheur, qui oblige les non-initiés, dont j'avoue humblement faire partie, à se creuser la tête (et celle de Google !). Un grand merci pour ton travail et ton journal.
Cordialement.
Jacques Delandes - 19/04/20

Bonjour Jacques,
Merci de ton agréable courrier. J'ai vécu cette histoire en promenant ma chienne Gogo en forêt. Ce moment de calme quotidien m'inspire. Qu'un héros de Welles émaille le récit n'est qu'un élément de décor... Il est vrai que les années 20, la crise qui a suivi, la bourgeoisie débridée, la folie du Gatsby de Fitzgerald, tout cela concourt à imprégner n'importe quelle niaiserie d'un parfum d'authenticité. On a presque l'air savant quand on monte un bateau avec ces quelques ficelles. Que les auteurs ''sérieux'' me pardonnent de dévoiler une part de leur secret... Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Lettres fines

Bonjour monsieur Horville,
Mon compagnon m'a fait lire votre éditorial d'avril. Je ne suis pas pilote, mais lectrice dans l'édition. J'apprécie le style et le schéma narratif choisi pour emmener le lecteur dans votre rêve (ou cauchemar). Les sauts temporels sont bien décrits, de sorte qu'on vous suit pas à pas sans perdre le fil. Certaines finesses poussées ; l'allusion au ''démoulage'' récent du chef de l'état, le gendarme nommé ''l'argent'' et surtout votre rapport au subversif dont vous usez tout en vous défendant d'être objectif ! C'est très amusant, relevant d'un esprit complexe. Mais ce qui retient mon attention et m'a conduite à vous écrire, reste la citation du ''philosophe-diéséliste et psycho-chaudronnier'' (j'ai dû me faire expliquer l'astuce) Gilou : ''déconfit ne ment que lorsque des cons finement abusés l'écoutent''. C'est tout à la fois vrai, indiscutablement, et fort bien écrit. Je ne sais pas qui est ce Gilou et s'il existe ailleurs que dans vos écrits, mais je tiens à lui passer un témoignage de respect. Amicalement.
Elena Giacconi - 19/04/20

Bonjour Elena,
Je suis très honoré de votre courrier et vous remercie de vos compliments. Gilou est celui que j'aurais aimé être si j'avais réussi ma vie. Un libre penseur, un tantinet anar, souvent alcoolisé, toujours camé, mais plein de bon sens avec un à-propos qui confine à l'absolue pertinence. Gilou peut prendre une boîte de vitesses sur la tronche et gueuler parce que son pétard est foutu. Personne ne le connaît et personne ne l'a jamais rencontré. J'ai le privilège d'être dans son cercle. Il se pointe quand je bute sur une question, et place une des maximes dont lui seul a le secret. J'en prends note vivement, car son départ efface tout souvenir de nos échanges. Gilou est comme une abstraction, un concept ; Gilou est un gaz... Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Recyclage de matériel militaire ?

L'information du 1er avril dernier m'a laissé perplexe... La tondeuse de terrain ULM serait-elle vendue par Gilbert Poisson ? En fait ce que ULMag ne sais pas, et pour être vraiment complet, c'est que cette tondeuse est un recyclage des petits chars Sdkfz 302 Goliath de la dernière guerre (www.dday-overlord.com/materiel/armements/goliath). A noter que pour rester encore plus écologique, cette tondeuse fonctionne avec un carter rempli d'huile d'olive. En effet, le manque de produits pétroliers pendant la WW2 a contraint la Wehrmacht à utiliser l'huile d'olive assaisonnée de jus de citron, pour ses propriétés décapantes et anti- redéposition. Une technique déjà ancienne de remplacement que le monde écolo actuel redécouvre. Le carter ne comportait pas de bouchon de vidange, mais un opercule jetable, facile à retirer, et qui nécessitait une soudure à l'étain pour garder le nouvel opercule parfaitement étanche. Ce dispositif prévenait des fuites d'huile au carter, même si celui-ci était soumis à quelques déformations en opération. Sur les anciens modèles, une clé spéciale était fourni pour faire la vidange. Anecdote : lors de l'utilisation du Sdkfz 302 Goliath, il n'a plus été utilisé pour la traversé de rivière, car l'huile attirait trop la faune des dites rivières, et on en retrouvait dans le carter d'huile après avoir été scalpé par les chenilles !
Merci à ULMag d'avoir signalé cette possibilité d'achat chez Gilbert Poisson qui recycle des vieux ustensiles, désormais utilisés seulement pour la paix (écologique en plus). J'ai trouvé un distributeur de ces tondeuses à Concarneau... près de la mer, près des poissons...
J'apprécie toujours quand ULMag se trouve à la pointe des news comme celle là, de façon à nous garder informés au jour le jour des meilleures possibilités pour ses lecteurs ! Je note les efforts de la rédaction, même si son rédacteur en chef est un peu taquin en cette période ! Mais quelque chose me gratte le dos, un truc accroché dans le dos peut être ?
Jacques Foucher - un pilote est à gamin qui a su obéir à ses rêves (Bernard Chabert) - 06/04/20

Bonjour Jacques,
Je te trouve en très grande forme. Mais tu m'as eu l'année dernière, alors cela suffit ! J'ai regardé ton lien par curiosité, mais je n'y ai pas cru une seconde. Enfin... arroser l'arroseur est amusant une fois, mais il ne faut pas en prendre l'habitude. Je revendique la paternité des poissons de ULMaG et pas question de partager cette spécialité ! Amicalement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

En avril, gardons le sourire

Bonjour monsieur Horville,
Cette année je ne tomberai pas dans le panneau comme en 2019 (votre Savannah à ailes basses m'a bien attrapé). Quand même, vous m'avez fait perdre un peu de temps en vaines recherches sur internet, mais je n'ai pas perdu le sourire, loin de là. J'ai trouvé toutes sortes de robots-tondeuses, mais pas de Trackmower, ni rien qui lui ressemble. Je vous le dist net : c'est bien dommage, car l'idée est bonne. Il faudrait même travailler le sujet plus en profondeur. Le temps pour vous de déposer un brevet ! J'ai toujours beaucoup de plaisir à parcourir ULMaG. Respectueusement.
Th. Boyer - 05/04/20

Bonjour Thierry,
En cherchant bien, on trouve des choses intéressantes sur la toile. La tondeuse sur chenilles existe réellement, je vous le confirme. Mais s'agissant d'un nouveau produit, le référencement internet n'est pas encore pertinent. Merci de votre fidélité au magazine. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr




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