Il n'aura échappé à personne que la question du poids des ULM revient régulièrement sur le tapis. Et c'est un fait, le 30e salon de Blois aura mis l'accent sur ce sujet ô combien sensible, avec des réponses appropriées, et comme toujours quelques réponses évasives...
Le monde de l'ULM va vers plus de transparence. C'est une tendance. Ou plutôt des frémissements qui se font sentir, ici et là. Une clientèle plus attentive, des constructeurs réceptifs, l'arrivée imminente de la classe ELA qui va débarrasser des plus lourds... Progressivement on assiste à la constitution de vertus nouvelles. Le monde ULM retrouverait-il le chemin de ses origines ? Il ne faut rien exagérer. Mais toutefois, on a pu vérifier quelques efforts sérieux de la part de constructeurs multiaxes, et même du côté des pendulaires avec l'émergence de modèles ''naked'', faisant écho à une mode motocycliste déjà bien implantée. Tout ceci va dans le bon sens. Autre singularité qui nous vient de l'Est avec quelques répliques en France ou en Italie, le respect des basses vitesses. L'amélioration des profils, la découverte de nouveaux, la généralisation des volets à fente, foeller ou décalés tend à baisser les vitesses de décrochage de façon notable. Toujours avec quelques exceptions dans ce monde fait d'exceptions et de diversité. La hausse des vitesses maxi est également remarquable. Pas un salon sans que l'ensemble du plateau ne gagne quelques kilomètres par heure. On doit cela à la propreté des écoulements, au choix des matériaux, aux conceptions modernes aidées par ordinateur, aux procédés de fabrication... Bref, la modernité n'épargne pas le monde de l'ULM. Au contraire, elle l'enrichit et le dynamise. Mais si la technologie progresse à rythme continu, les vendeurs restent quant à eux sur de vieilles méthodes de camelots, à vanter des performances exagérées, à raconter une messe collective, faite d'autonomies ahurissantes, de capacité de chargement diabolique ou de réglementation élastique. Certes tous ne sont pas des charlatans. Reste que des oreilles expertes recueillent ici et là de sympathiques perles, à faire s'allonger le nez de Pinocchio à la manière d'un manche à balai. Mais bon... cela fait partie d'un folklore où les victimes de ces balivernes sont souvent volontaires. On aura beau leur contre-signer que la quadrature du cercle est un mythe, ils coinceront des carrés à s'en faire éclater les synapses.
Interview de Christian Lhomme - Président du CORULM Organisation du rassemblement de Blois
Vidéo Fabrice Gay - Guy Fromont - Xavier Le Bleu
14/11/10
La coupe esthétique
Blois 2010
Olivier Riche : S9 Torpedo
Marie-Claude Bouclet a organisé pour la sixième année consécutive la Coupe Esthétique. L'occasion de récompenser les constructeurs amateurs qui fabriquent de beaux aéronefs, réalisent des peintures sympas ou des aménagements intérieurs peaufinés. En catégorie muliaxe, Olivier Riche avec son S9 Torpedo et Alain Roy (réplique biplan SE5) se sont partagés la première place en ex-aequo. Jan Vanrobaeys a hissé son Esqual gris métal en troisième position. Dominique Adam est arrivé 4e avec son Monex, suivi de Cyrille Robert (Corby Starlet) et de Jacques Mirault (Sky Ranger) en 5e et 6e place. En catégorie pendulaire, Michel Kling a réalisé un biplace amateur sympa que le jury a honoré de la première place. Serge Sauvourel est arrivé deuxième, suivi de Luc Courtin (monoplace Air crétaion) et de Philippe Skadarka (biplace DTA).
Interview de Marie-Claude Bouclet-responsable Coupe Esthétique
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14/11/10
Le salon de Blois en chiffres
Blois 2010
Blois 2010 aura accueilli 7 000 visiteurs. Presque 1000 aéronefs étaient présents, venus en vol ou non. Un staff de 135 personnes a assuré les services de sécurité, d'hygiène, de médecine, d'organisation, de placement... Les exposants étaient au nombre de 128, c'est à dire à peine moins que les meilleures années.
Interview de Jean-Marie Carré - organisateur du rassemblement de Blois
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14/11/10
La direction des vols
Blois 2010
Faire évoluer un milliers d'ULM durant 2 jours, cela ne serait pas possible sans les hommes de la sécurité des vols, bénévoles pour la plupart. Leur partition s'exécute sous la direction d'un homme - Hervé Renaud - et des chefs de piste délégués. Une mécanique bien huilée avec une piste divisée en quatre pour multiplier les mouvements sans danger pour les pilotes. Bravo et merci à eux tous.
Interview de Hervé Renaud - Directeur des vols CORULM
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Interview de Alain Sure - Présentateur CORULM
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16/09/10
Le mot du Président
Blois 2010
Interview de Dominique Méreuze - Prédident de la FFPLUM
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Contact : FFPLUM - 96 bis rue Marc Sangnier, 94704 Maisons Alfort Cedex - 01 49 81 74 43 - http://www.ffplum.com
Le ''mini-planeur'' électrique est désormais une réalité commerciale. Fruit de la collaboration entre Electravia, entreprise avant-gardiste dans le domaine de l'énergie électrique en aéronautique, et Randkar, l'Alatus ME possède une identité réelle, est identifié par l'administration et vole bel et bien, plutôt bien d'ailleurs comme l'a prouvé Michel Sérane, avec 1h07 d'autonomie en air calme et gain d'altitude au moteur de 2 100 m. Les avantages de l'électrique : le bruit et la fiabilité (le moteur Cors-Air est une usine à décibels capricieuse) ; inconvénients, le poids (GMP Cors-Air = 20 ch = 18,5 kg avec 1h30 d'essence - GMP Electravia = 26 ch = 36,5 kg pour 1h05 d'autonomie) et le prix (42 700 euros ttc contre 32 400). L'Alatus-ME est toutefois le motoplaneur électrique - disponible - le moins cher du marché.
En marge du salon des ULM le constructeur blaisois assure chaque année le spectacle avec l'aéroglisseur Dauphin. Sustenté et propulsé par un moteur Rotax tricylindre 4 temps de 130 ch, il évolue sur toutes les surfaces, y compris l'eau, à la vitesse de 60 km/h maxi. Ce bi ou triplace consommant 18 l/h exige le permis bateau et peut être immatriculé en jet-ski.
Le spécialiste des matériaux et produits d'entoilage aéronautiques présente cette année un nouveau revêtement pour l'isolation et la sécurisation des cloisons pare-feu. Ce ''sandwich'' de fibre céramique et mica est issu du développement de l'industrie aéro' (c'est une partie de l'isolant des portes d'A380). Il offre une résistance au feu de 1600°C et malgré sa faible épaisseur abaisse la température à 70°C de l'autre côté de la cloison. En outre, ce matériau permet de combler les espaces qui entourent les commandes ou les fils, de fait qu'un feu éventuel ne puisse se propager de l'extérieur vers l'intérieur de l'habitacle. La cloison Diatex apporte un gain en terme d'insonorisation et contribue à isoler les circuits sensibles des vibrations.