pegase;
.
.
.
.
Carburant : transport - stockage - service

La citerne sur remorque est la station de remplissage idéale pour les clubs ULM.

Voir la vidéo........................................


Avitaillement : la solution club
Janvier 2010

Le carburant qui fait voler nos ULM provient presque toujours de stations de distribution, généralement situées dans un rayon de 5 à 20 kilomètres du lieu de remplissage. Le problème consiste donc à acheminer le carburant, puis stocker ce précieux liquide avant de l'utiliser. Mais connait-on la bonne manière de gérer cela ?

Transporter du carburant
Hormis certaines plate-formes qui disposent d'une pompe à essence réglementaire (citons Montpezat entre autres) approvisionnée par un camion-citerne, la plupart des clubs et des particuliers vont se ravitailler chez le détaillant le plus proche (station service locale). Le trajet se fait généralement avec un véhicule ordinaire dont le coffre est rempli de bidons de 10 à 30 litres. On a tous fait ça et cela semble naturel, voire anodin. On s'amuse du côté provoc' de la chose en mimant l'allumage d'une cigarette. Il y en a même qui fument réellement leur clope durant le trajet. Pourquoi pas ? Transporter du carburant en quantité dans un véhicule non adapté est strictement interdit. Bien sûr aucun gendarme ne verbalisera le jardinier du dimanche qui transporte quelques litres dans un bidon approprié. En revanche, mieux vaut ne pas se faire arrêter quand nous transportons les provisions pour tout un club. Deux ou trois cent litres d'essence dans une voiture, ça fait un peut désordre en cas de contrôle. D'ailleurs, ça fait tout aussi désordre en cas d'accident. C'est même une stratégie prometteuse pour qui veut faire sensation au journal télévisé. Le transport de matières dangereuses -dont l'essence- est régi par une réglementation spécifique nommée ADR (accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route). Cette réglementation fixe les conditions par lesquelles ces produits peuvent être transportés en sécurité.


L'essence MOGAS est un combustible de classe 3.
Moyennant un matériel adapté, on peut en transporter

333 litres en toute légalité sans permis spécial ni
restrictions lourdes.

Que dit l'ADR
L'essence porte le n° ONU 1203 extrait de la liste des matières dangereuses les plus couramment transportées figurant dans les recommandations de l'Organisation des Nations Unies relatives au transport des marchandises dangereuses. Il s'agit d'un combustible de classe 3 appartenant au groupe F1 des liquides inflammables ayant un point d'éclair inférieur ou égal à 61 °C. Le point d'éclair est la température la plus basse à laquelle un produit dégage assez de vapeurs pour former avec l'air un mélange inflammable au contact d'une flamme ou d'une étincelle. Le point éclair de l'essence est de -40. Son groupe d'emballage est le II et sa catégorie de transport la 2. Le paragraphe 1.1.3.3a de l'ADR précise au rang des exemptions relatives au transport des carburants liquides le transport dans un bidon ou un jerrican (emballage en métal ou en matière plastique, de section rectangulaire ou polygonale, muni d'un ou de plusieurs orifices) pour un maximum de 60 litres par unité de transport (véhicule). Le paragraphe 1.1.3.6 des exemptions prévues par l'ADR indique qu'il est possible de transporter une quantité de 333 litres d'essence sans prescriptions spécifiques, hors celles qui concernent tout transport de carburant. Le véhicule porteur ou remorqueur n'a pas besoin d'être spécialement agréé ADR. Ainsi, une voiture de tourisme, une fourgonnette ou une remorque peuvent être utilisées, dans la limite des valeurs de masse maximale autorisée. Il est toutefois nécessaire de respecter des règles générales applicables à tout transport d'essence : maniement d'un extincteur ; respect de l'interdit feu et cigarette ; arrêt du moteur pendant les phases de transbordement ; non ouverture des bidons dans le véhicule ; entretien et hygiène du véhicule, conduite prudente... Notant que ce qui vaut pour un réservoir plein le vaut encore plus pour un réservoir vide, les vapeur étant explosives, contrairement au carburant qui est seulement combustible. Pour une quantité supérieure à 333 litres, les prescriptions sont beaucoup plus nombreuses et contraignantes. Signalétique, équipements, accessoires, vêtements ou formation du conducteur figurent au rang de ces prescriptions.


Le meilleur réservoir pour le carburant est
métallique, car il filtre les UV et ne laisse pas

''transpirer'' les vapeurs, conservant au mieux
les caractéristiques initiales de l'essence.

Réservoirs de transport
Le carburant doit être transporté dans des récipients homologués pour le transport d'essence et conformes à la norme ADR. Qu'il s'agisse de simples bidons, de jerrycans ou de cuves transportables, ils doivent répondre à la norme d'emballage pour le groupe II. Il appartient à l'acheteur d'un conteneur de vérifier lors de l'achat que ce dernier est homologué pour le stockage et le transport d'essence. Il est déconseillé d'utiliser des bidons de récupération ayant contenu d'autres substances. Ils peuvent ne pas avoir été prévus pour résister aux différents composants du carburant et donc se dénaturer, se dégrader, fuir et occasionner un risque non négligeable. On reconnait un bidon adapté à son marquage lisible (généralement imprimé en relief). La marque doit comporter le symbole de l'ONU (Organisation des Nations Unies) certifiant que l'emballage satisfait aux normes de fabrication et a subi les épreuves appropriées pour tenir la norme. Durant le transport, les réservoirs doivent être solidement arrimés afin d'éviter tout mouvement, notamment en cas de freinage brusque ou de choc. Il faut aussi se méfier de l'électricité statique, susceptible de déclencher un feu ou de provoquer une explosion. Pour cela, n'ouvrir les bidons que dans un endroit aéré (moindre concentration de gaz explosif) et éviter les frottements. En outre, il convient de conserver un extincteur adapté à l'extinction des feux de classes A, B, C (charge à poudre), d'une capacité minimale de 2 kg, à proximité immédiate et facilement accessible. Pour les véhicules fermés, il est conseillé de laisser une vitre entre-ouverte de manière à ne pas risquer la saturation olfactive qui peut provoquer des nausées, voire des malaises.


Le bidon plastique n'est pas l'option la plus appropriée
pour stocker le carburant. On lui reproche notamment

sa porosité. Reste que son prix en fait le conteneur le
plus répandu.

Le stockage du carburant
Le propos n'est pas ici de comparer les carburants pour l'utilisation dans les moteurs aéronautiques ou avionnés. Un article spécifique y répond. La question du stockage oblige néanmoins à aborder les différences qui existent entre les carburants généralement rencontrés. Le SP95 est le carburant le plus répandu aujourd'hui. Sa teneur en alcool ne peut dépasser 5%. Il est en passe d'être rejoint en terme de distribution (puis remplacé à terme) par le SP95 E10 dont la charge en alcool peut atteindre 10% sans dépasser cette valeur. Le SP98 est un carburant de transition qui n'apporte aucun avantage dans notre activité, coûte plus cher, et jouit de l'inconvénient majeur de ne pas supporter le stockage (instabilité dans le temps, dégradation et dissociation des constituants). Pour cette raison, on évitera ce produit. Pas besoin de faire valoir les inconvénients du SP95 E10 qui, même si certains motoristes en accordent l'usage, semble poser des problèmes (circuit d'essence, réservoirs composites, carburateurs...). Mieux vaut donc se recentrer sur le SP95 (tant qu'il en reste). J'ai volontairement passé sous silence le carburant AVGAS au plomb, qui encrasse les moteurs d'ULM, au point de doubler la fréquence de vidange d'huile.
Le SP95 peut être gardé quelques temps si certaines conditions de conservation sont respectées. D'abord, ne jamais préparer le mélange deux-temps à l'avance. L'huile dénature l'essence et vice-versa. Quinze jours, un mois tous au plus et ne pas oublier de bien secouer le mélange avant usage, et de le rafraîchir avec un ajout de carburant ''frais''. L'essence pure peut être conservée plusieurs mois dans un réservoir métallique (le plastique n'est pas étanche aux gaz issus de la dégradation). Il faut entreposer au frais, ou du moins à l'abri du soleil ou des fortes chaleurs. En cas d'utilisation d'un bidon plastique, il faut couvrir ce dernier d'une bâche pour éviter l'UV-dégradation. Quel que soit le réservoir, il faut remplir au maximum (et purger l'air dans le cas d'un bidon souple) afin de retarder l'oxydation du carburant (réaction chimique naturelle, seulement utile pour la vie biologique). De même il faut éviter de remuer les bidons pour ne pas occasionner de dégazage.


La citerne Pegase - Atex est un produit quasi unique
sur le marché, qui a été présenté par l'importateur lors
du salon de Blois 2009.

La citerne mobile
Pour un particulier, bidon et jerrycan sont des solutions satisfaisantes et peu onéreuses qui permettent de stocker et transporter jusqu'à 60 litres d'essence, légalement et sans trop de risque. Mais pour les clubs, cette solution ne convient pas. D'abord les quantités sont parfois importantes, ce qui rend le transport illicite et dangereux. Ensuite, ce procédé laisse généralement place à une gestion anarchique des bidons, voir à du ''coulage''. Par ailleurs l'implantation d'une pompe de service avec cuve enterrée est très coûteuse, rendant l'option irréalisable pour la plupart des gestionnaires de pistes ou de clubs. Ajoutons que si le débit n'est pas suffisant, le remplissage sera facturé ''plein pot'' par le pétrolier ! Une solution satisfaisante nous est proposée par Pegase. Spécialiste des réservoirs industriels, cette société située dans le Nord s'est faite connaître lors du Rassemblement de Blois 2009 en présentant une remorque surmontée d'une citerne métallique. Réalisée en acier au carbone ST 44-2, dotée d'une finition en peinture époxy, avec brise-flots à l'intérieur, cette citerne mobile homologuée aux normes ADR peut recevoir du carburant automobile ou avion. Elle se tracte sans permis spécial, ni restriction d'utilisation, sous réserve du respect des conditions générales du code de la route.


Le
volucompteur fait partie des accessoires proposés
en option avec la citerne Pegase. Le pistolet de
remplissage, l'extincteur, la roue jokey... font partie
des autres options.

Des équipements à foison
Au rang des équipements, outre le dispositif de frein à inertie (le cas échéant), frein de stationnement, roue de secours et roue jockey réglable sur le timon, les remorques-citernes possèdent une valve de ventilation, un filtre FUP-1 et un extincteur. On peut adjoindre un filtre décanteur, une pompe de distribution alimentée par batterie extérieure ou prise 12 V du véhicule tracteur, 4 mètres de flexible pétrolier, un pistolet de remplissage, et un volucompteur si nécessaire. Si la cuve apparente risque d'attirer la convoitise, il existe aussi une version entièrement carrossée, en acier galvanisé. Par ailleurs, la citerne peut être achetée seule, encadrée de son châssis de protection, et posée sur un pick-up, une remorque plateau ou dans un fourgon. Cette version assez économique offre la possibilité de mettre ''à poste'' la citerne sans risque de vol (il suffit de posséder une grue d'atelier pour la reposer sur un véhicule). Bref cette gamme de remorques semble réellement répondre à l'attente des clubs et gestionnaires de piste, pour sa polyvalence et sa légèreté, tant administrative, que d'usage. Les remorques Pegase pèsent 128 à 310 kg selon modèle. Les prix s'étendent de 1 600 à 3 500 euros ttc auxquels on peut ajouter un nombre impressionnant d'options de confort ou de sécurité.


Si la citerne mobile peut loger sans risque dans le hangar, le
transfert de carburant doit se faire à l'extérieur.

Contacter l'assureur ''hangar''
Stocker du carburant dans un hangar où stationnent des aéronefs est parfois interdit par le ou les gestionnaires du bâtiment. Un choix qui s'explique par le risque que peut représenter un tel stockage. L'information est inscrite dans le contrat de location. C'est parfois l'assureur du hangar qui s'oppose au mélange des genres, ou qui assortit son accord de conditions comme la création d'un local séparé par des cloisons, ou la restriction à des quantités définies (Air Courtage limite le stockage à 200 litres, Aiscale à 500 litres aéronefs inclus, Verspieren à 1000 litres...). Il va sans dire que tout ceci n'est pas dénué de logique. Une fois encore, la remorque est un argument de négociation non négligeable du fait qu'elle est sécurisée par une valve de ventilation. En revanche il reste extrêmement déconseillé d'effectuer le transfert de carburant dans le hangar.


Pegase-France - 59960 Neuville en Ferrain - 03 20 85 42 53 - pegase@terre-net.fr - www.reservoirs-pegase.fr

Innovair - 31600 aérodrome de Muret - 05 61 51 03 34 - info@innov-air.com - info@innov-air.com - www.innov-air.com
(revendeur pour le sud-ouest)



De 1 600 à 3 500 euros ttc (plus une ribambelle d'options), la remorque-citerne apporte le sérieux qui manque souvent aux clubs en terme d'avitaillement.


La masse de la remorque complète part de 128 kg pour un modèle basique jusqu'à 310 kg pour un modèle carrossé.


On voit ici le modèle ''full options'' avec son tuyau pétrolier de 4 mètres, son volucompteur, le pistolet...


L'extincteur est obligatoire. Il est important que l'opérateur habituel reçoive une formation pour apprendre à s'en servir.


Les réservoirs homologués possèdent une plaque du constructeur qui indique toutes les caractéristiques et les normes respectées.

Produit Pegase depuis juin 2011
(www.reservoirs-pegase.fr)

Bidon en polyéthylène sur roulettes de 53 litres avec pompe manuelle et tuyau de 3 mètres. Service horizontal ou vertical. Environ 180 euros ttc.

Vu chez Oreca Sport, spécialiste du sport automobile
(www.oreca-store.com)

Bidon en polyéthylène de 25 litres avec pompe manuelle réversible pour siphonner le réservoir. Tuyau de 3 mètres. Environ 85 euros ttc.

.
.
.
.